N° 14 - MARS 2008 (mois sous revue FÉVRIER)
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"Nouvelles économiques de Paris Ile-de-France" est une synthèse de l'actualité économique régionale, élaborée à partir de l’analyse de la presse et de l’ensemble des documents de fond, rapports, etc que nous avons cherchés.

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  Le dossier du mois
 
L'Ile-de-France en tête des régions européennes pour sa part de dépenses en R&D

La publication d'Eurostat "Science, technologie et innovation en Europe, édition 2008" dresse un tableau plutôt complet de l'état de la science, la technologie et l'innovation dans l'Union européenne et ses régions. D'une manière globale ces multiples indicateurs confirment la position de leader de l'Ile-de-France dans la recherche européenne, position qui se "dilue" toutefois à l'image de l'emploi des services à forte intensité de connaissance qui pèse moins dans l'emploi total régional en 2006 qu'en 2002...

L'Ile-de-France, première région d'Europe pour sa part de dépenses en recherche et développement (R&D)
En 2006, l'UE27 a consacré 1,84% de son PIB à la recherche et au développement (R&D) et la France 2,12%. L'objectif de l'UE concernant les dépenses de recherche et développement fixé par la stratégie du Sommet de Lisbonne est d'atteindre d'ici 2010 une intensité de R&D de 3% au moins pour l'UE dans son ensemble. Seules 21 régions sur 254 dans l'UE27 ont atteint cet objectif, dont deux régions françaises (Ile-de-France et Rhône-Alpes) et 11 allemandes !
Si ce taux est stable depuis 2000, les dépenses de R&D dans l'UE27 ont dépassé 210 milliards d'euros en 2006, contre 170 milliards d'euros en 2000.
Dans l'UE27 en 2006, l'intensité de R&D était la plus élevée en Suède (3,82% du PIB) et la plus faible à Chypre (0,42%) et en Roumanie (0,46%).
La France réalise 18% des dépenses totales de R&D de l'UE27 (38 milliards d'euros en 2006).
En 2006 l'Ile-de-France représente 7,7% des dépenses de R&D de l'UE27 (en valeur absolue, c'est la 1ère région de l'UE27 suivie par les régions de Munich et Stuttgart), soit 3,2% du PIB régional (mais elle ne figure pas parmi les 15 premières régions d'Europe pour les dépenses de R&D rapportées au PIB).
En termes d'effectifs consacré à la recherche, l'Ile-de-France est également leader en Europe, avec 6,5% des emplois européens dans la R&D (en équivalent temps plein) soit plus de 135 000 emplois. En revanche, elle n'arrive qu'au 12ème rang pour la part des emplois de recherche dans l'emploi total régional (3,52%), notamment derrière 6 autres région-capitales.
L'Ile-de-France est la région qui emploie le plus grand nombre de personnes dans l'industrie manufacturière de haute technologie*, avec 79 000 emplois, devant la Lombardie, la région de Milan (71 000 emplois). En revanche, ces emplois représentent une part relativement faible de l'emploi total par rapport aux autres régions européennes, allemandes en particulier et par rapport à l'Alsace et la Franche-Comté en France.

Parts élevées d'emploi dans le secteur des SFIC** de haute technologie dans les régions capitales
Outre les régions capitales - comme l'Ile-de-France, mais aussi Madrid, Oslo ou Stockholm -, les régions qui possèdent un taux élevé d'emploi dans le secteur des SFIC de haute technologie sont situées pour la plupart en Allemagne, au Royaume-Uni et en Europe du Nord.

L'Ile-de-France est de loin la première région d'Europe avec plus de 2,1 millions d'emplois dans les SFIC, dont 321 000 dans les SFIC de haute technologie. Suivent Milan, le Danemark et les régions de Londres, Madrid, Barcelone et Rhône-Alpes.
N.B. : On note que les classements des régions européennes pour les SFIC et l'industrie manufacturière de haute technologie sont assez similaires.
Si les SFIC représentent 46% de l'emploi francilien, l'Ile-de-France n'arrive qu'à la 17ème place des régions européennes mais se place au 4ème rang pour les seuls emplois dans les SFIC de haute technologie (6,9% de l'emploi francilien) derrière les régions d'Oxford, Stockholm et Oslo.
Parmi les principales régions, tant en valeur absolue que relative, l'emploi a souvent augmenté dans les SFIC entre 2002 et 2006. Toutefois, il a diminué au cours de cette période dans deux régions dominantes : l'Ile-de-France (-2,3% de taux de croissance annuel moyen) et Londres (-1,7%).

*L'industrie manufacturière de haute technologie inclut uniquement l'industrie pharmaceutique, les machines de bureau et le matériel informatique, les équipements et appareils de radio, télévision et télécommunications, les instruments médicaux, de précision et d'optique, l'horlogerie; les produits de la construction aéronautique et spatiale.
**Les SFIC sont les Services à forte intensité en connaissance. Sources essentielles d'innovation, les services à forte intensité de connaissance (SFIC) et, dans une plus grande mesure encore, les SFIC de haute technologie sont souvent considérés comme des moteurs importants de la croissance dans les économies modernes.
Eurostat dresse une nomenclature exhaustive des secteurs concernés à partir des codes de la NACE rév. 1.1.
SFIC : Transports par eau ; Transports aériens ; Postes et télécommunications ; Activités financières ; Immobilier, location et services aux entreprises ; Éducation ; Santé et action sociale ; Activités récréatives, culturelles et sportives.
SFIC de haute technologie : Postes et télécommunications ; Activités informatiques ; Recherche et développement.

Article rédigé par Xavier Desrays, Service Prospective et Evaluation, Unité Développement, Conseil Régional d'Ile-de-France.




  Sources :
- Le rapport Eurostat complet "Science, technology and innovation in Europe"
Retrouvez le potentiel scientifique et technologique francilien sur Econovista.com, la carte interactive de Paris Ile-de-France.

 
  Conjoncture économique
 
Conjoncture en Ile-de-France 4ème trimestre 2007

Impactée par le ralentissement général de l'économie mondiale, l'économie francilienne s'est trouvée en perte de vitesse au dernier trimestre 2007. Ainsi, le déficit commercial de la région ressort à 14,8 milliards d'euros au quatrième trimestre 2007 (+19,6 % sur un an). L'activité francilienne est toutefois bien orientée sur l'ensemble de l'année. Les créations  d'emplois ont été nombreuses, notamment dans les secteurs de la construction et des  services, et le nombre de demandeurs d'emploi a poursuivi sa baisse. Cependant, comme pour la France entière et plus globalement pour l'économie mondiale, les perspectives pour 2008 s'assombrissent en raison d'un climat économique international dégradé.


  Sources :
- Retrouvez le tableau de bord économique de la région Ile-de-France – ARD/CROCIS

 
 
Création d'entreprises

Au cours du quatrième trimestre 2007, la création d’entreprises en Ile-de-France a marqué un certain fléchissement. Le nombre de créations a diminué de 0,9 % par rapport au trimestre précédent, contrairement à l’évolution nationale (+ 0,4 % pendant la même période). Pendant cette période, les créations d’entreprises ont augmenté dans les services aux entreprises (+ 6,2 %) et le commerce-réparation (+0,3 %). Elles ont reculé dans le secteur "des services aux particuliers" et notamment les "hôtels, cafés, restaurants" (-17 %) et dans la construction (-3,1 %).
Sur l'année 2007, comme au niveau national, la création dans la région a atteint un niveau record historique, avec 75 347 créations d’entreprises, soit plus de 10,6% par rapport à 2006 et 23,3 % du total national. La Région a accompagné près de 11,7 % d’entre-elles. 1.075 entreprises ont bénéficié d’aides directes, 2.200 ont été implantées dans des pépinières et des zones d’activités économiques co-financées par la région et 1.500 firmes ont pu démarrer grâce aux actions de conseil et de formation prises en charge par la Région Ile-de-France.




  Sources :
- Insee Ile-de-France Faits et chiffres
- Les Echos, 6/2/08, Décideurs d'Ile-de-France 11/2/08

 
 
Emploi

Emploi salarié francilien dans le secteur concurrentiel
Au cours du troisième trimestre 2007, l’emploi salarié dans le secteur concurrentiel non agricole a progressé en Ile-de-France, comme en province, de 0,3%, ce qui représente environ 11 000 postes dans la région. Pour le secteur tertiaire, 15 000 emplois salariés ont été créés, soit une augmentation de 0,5% et pour la construction, 1 500 postes supplémentaires, soit la poursuite de la progression mais plus faiblement qu’au deuxième trimestre.
En revanche, les destructions d’emplois industriels s’accélèrent : - 1,1 % (- 0,1 % au deuxième trimestre). En un an, de septembre 2006 à septembre 2007, l’emploi croît à un rythme plus rapide dans la région qu’en province (1,7 % contre 1,5 %).

Des emplois de meilleure qualité dans les PME
Selon l'étude d'Oseo sur les PME et l'emploi, 2,6 millions d’entreprises comptant moins de 250 salariés sont recensés en France en 2004 et emploient 8,9 millions de personnes, soit 55 % de la population active du secteur privé (industrie, commerces et services). Elles produisent 42 % de la valeur ajoutée de l’ensemble de ces secteurs.
Les PME sont les acteurs les plus dynamiques du marché de l’emploi. Entre 1985 et 2004, elles ont augmenté leurs effectifs de 35 % tandis que la population active progressait de 10 %. Cela représente 2,3 millions d’emplois nouveaux, soit 89% des créations de postes dans le secteur privé, la France ayant créé 2,58 millions d’emplois sur la période. L'activité de certains secteurs dépend essentiellement des PME, notamment le commerce, le BTP ou les services à la personne, où près de 3 personnes sur 4 travaillent dans des PME.
Ce dynamisme s’accompagne d’une certaine qualité de l’emploi.
Selon les 10 indicateurs européens, dits de "Laeken", définissant la qualité d’un emploi en fonction notamment des perspectives d’ascension sociale et d’insertion, du niveau de qualification, de l’égalité homme-femme, de la sécurité et de l’équilibre vie privée-vie professionnelle, les PME devancent les grandes entreprises. Seuls l’accès à la formation et la part des seniors dans l’emploi sont mieux notés dans les grandes entreprises. Malgré ces aspects positifs, les PME, notamment les plus petites d’entre elles, ont du mal à attirer les jeunes diplômés, ces derniers étant souvent attirés par les plus grandes entreprises qui offrent des salaires plus élevés.
Le rapport note encore un comportement plus ouvert des PME vers l'international mais leur part dans les exportations reste autour de 40%.
Grâce au renforcement de ses actions avec l'intégration de l'Agence de l'Innovation Industrielle, OSEO pourra continuer à aider les PME à innover et à se développer pour contribuer à l'émergence de champions futurs.




  Sources :

- L'emploi salarié en Ile-de-France dans le secteur concurrentiel à la fin du 3e trimestre 2007
- Les PME et l'emploi Oseo
- Les Echos 4/2/08, La Tribune 11/2/08



 
  Position concurentielle
 
Enseignement supérieur

Classements internationaux : Shanghaï et le Financial Times
L’Institut d’enseignement supérieur de l’Université de Shanghai Jiao Tong a publié pour la sixième année consécutive le classement des universités mondiales les plus performantes. Malgré une domination des universités américaines, certains établissements français se distinguent, comme les universités Paris VI Pierre et Marie Curie, Paris 11, Bordeaux 1, l’Ecole Normale Supérieure, Paris VII et Paris V.
Basé sur un certain nombre de critères tels que le nombre d’obtention du prix Nobel, de médailles Fields, de chercheurs de haut niveau, de publications publiées en langue anglaise, ce classement distingue depuis 2007 les meilleures universités selon cinq catégories : sciences de la vie et de la terre, Informatique et Technologie, Sciences et mathématiques, Sciences sociales, et médecine.
En Sciences et mathématiques, l'Ile-de-France se distingue avec la 25ème place attribuée à l'université Paris XI (+ 27 places par rapport à 2007), la 31ème place pour l'Université Paris VI Pierre et Marie Curie, la 39ème pour l'Ecole Normale Supérieure et Paris Diderot se situant entre la 77ème et 107ème place.
L'Université Pierre et Marie Curie est également classée entre la 51ème et la 75ème place du classement Informatique et Technologie et entre la 76ème et la 107ème place pour les Sciences du vivant. L'Université Paris Descartes (Paris V) se classe entre la 76ème et la 107ème position en médecine.
Pour 2008, la France se positionne au 12ème rang des pays les mieux représentés derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni, le Japon, la Suède, le Canada, la Suisse, l’Allemagne, l’Australie, les Pays-Bas, Israël et la Chine.
Pour compléter ce classement, qui reste contesté, la ministre de l'Enseignement supérieur français annonce la création d'un label qualité au niveau de l'Union dès la rentrée prochaine.

De son côté, le Financial Times poursuit ses palmarès des MBA internationaux.
Plus de vingt critères permettent au Financial Times de réaliser son palmarès mondial des Executive MBA : le salaire à la sortie du MBA, son augmentation, les progressions de carrières constatées auprès des anciens, la propension de femmes, l’internationalisation des classes (professeurs et élèves).
Selon les principaux critères, HEC arrive en 3ème position et l’INSEAD en 9ème position dans le classement mondial des Executive MBA.
Dans le classement européen des MBA, l’INSEAD se place en deuxième position et HEC en 7ème position, la London Business School arrivant en 1ère position notamment grâce au critère salaire. Enfin pour le classement mondial des MBA, Wharton (Pennsylvanie), la London Business School, Columbia, Standford et Harvard représentent le top 5 et l’INSEAD est la seule école Française du top 15.




  Sources :
- Classement de Shanghaï 2008, Financial Times 
- Le Figaro, 27/2/08, Le nouvel économiste 21/2/08


 
 
Hôtellerie

L'investissement hôtelier en Europe & les Palaces parisiens
Selon le "Bilan 2007 de l'investissement hôtelier en Europe et les Palaces parisiens en 2010" de John Lang LaSalle Hotels, pour 2007, l’évolution des RevPar (Revenu Par chambre disponible) est positive sur tous les marchés, malgré un certain ralentissement par rapport à 2006. Paris et Moscou se distinguent avec une croissance d’environ 15% par an sur les deux années. En 2007, le volume total des transactions hôtelières a reculé de 20% par rapport à 2006, s’établissant à 17,4 milliards d’euros. Le Royaume-Uni est responsable en grande partie de cette baisse qui s’explique par une diminution des réserves disponibles de foncier des grands groupes hôteliers dans le pays. En France, le volume de transactions total pour l’année 2007 a quasiment doublé par rapport à 2006. Le volume total de transactions individuelles s’élève à environ 1,6 milliards, soit + 89% par rapport à l’année 2006 (830 millions) qui affichait déjà +20% par rapport à l’année 2005. Le revenu est dynamisé par la multiplicité des types d'acquéreurs et par la forte progression des revenus d'exploitation.
Les principales transactions réalisées en Ile-de-France ont concerné : le Royal Monceau, le Sofitel Demeure le Parc, le Radisson Disneyland et le Radisson Champs-Elysées, le Holiday Inn Opera, l'Hôtel Roosevelt.
Des développements sont prévus dans la région : Shangri-La, Mandarin Oriental, Raffles (Hôtel Majestic), Royal Monceau…
En Europe, 2007 a confirmé la prédominance des investisseurs d'origine européenne, qui représentent 80% du marché.

Comparaison Paris Londres
selon les critères retenus par Jones Lang LaSalle Hotels sur les Palaces : reconnaissance du marché pour le caractère exceptionnel du site, du produit et du service, qui se traduit par une recette moyenne entre 650 € HT et 850 € HT en 2007




  Sources :
- Bilan 2007 de l'investissement hôtelier en Europe et les Palaces parisiens en 2010

 
 
Investissements étrangers

La France séduit les investisseurs internationaux
En 2007, selon la Banque de France, les étrangers ont massivement investi en France, avec près de 108 milliards d'euros, un montant sans précédent. La France se classe ainsi au 3ème rang mondial pour l'accueil des investissements étrangers. Le quart de ce montant tient aux opérations de prêts et flux de trésorerie réalisée au profit des filiales résidentes. Ces données traduisent également une forte hausse des fusions-acquisitions. Mais cette hausse des investissements étrangers n'aura pas créé plus d'emplois.
Pour l'Agence Française pour les Investissements Internationaux (AFII), l'année 2007 a constitué un bon cru, moins performant qu'en 2006, mais qui s'inscrit dans la tendance croissante depuis 2002. Dans son bilan annuel, elle indique que la France a attiré 624 projets, représentant 34 517 emplois, 13% de moins qu'en 2006.
Les projets viennent majoritairement des Etats-Unis, mais 67,4% des créations d'emplois sont d'origine européenne (23 272 emplois), contre 18,8% d'origine nord-américaine (6 473 emplois) et 13,5 % d'origine asiatique (4 665 emplois).
Les activités de service ont représenté 39,5% du total des emplois.
Cinq régions ont concentré plus de 60% des créations d'emplois, parmi lesquelles l'Ile-de-France, qui arrive en première position, suivie par Rhône-Alpes, Nord-Pas-de-Calais, Midi-Pyrénées et Provence Alpes Côte d'Azur.
L'Ile-de-France enregistre sa meilleure performance en accueillant 182 projets représentant un potentiel de 10 400 emplois, soit 29% des projets et 30% du total national des emplois.
Retrouvez les résultats détaillés de l'Ile-de-France


  Sources :
- Bilan annuel de l'AFII, Banque de France
- Le Figaro 13, 22/2/08, Les Echos 22 et 29/2/08, La Tribune, Le Monde 22/2/08. Agefi 28/2/08

 
 
Modes de vie urbains

Paris, ville "pratique et culturelle"
Selon l’observatoire des modes de vie urbains de Veolia Environnement sur "la ville de demain, rêves et craintes", créé pour étudier les modes de vie des citadins et anticiper leurs évolutions, 35 % des parisiens interrogés se déclarent "très satisfaits" de vivre à Paris. 79% ont choisi d’y habiter, et 63 % souhaitent que leurs enfants y restent. Ils sont particulièrement attachés à l'offre de déplacements dans la ville (53 % des réponses) et une gamme diversifiée de loisirs sportifs et culturels (44 %). Ils apprécient en revanche moins la pollution (52 % d'insatisfaits) et les embouteillages (43 %). Selon ces critères, Paris se classe dans les "villes pratiques et culturelles" comme Londres et New York.

L'observatoire se base sur l’étude de quatorze métropoles internationales : Alexandrie, Berlin, Chicago, Londres, Los Angeles, Lyon, Mexico, New-York, Paris, Pékin, Prague, Shanghaï, Sydney et Tokyo. L'enquête comprenait une partie quantitative, avec un questionnaire rempli sur internet par plus de 8 500 personnes, soit 600 personnes par ville et des groupes et une partie qualitative avec l'interview de jeunes urbains en face-à-face.









  Sources :
- Observatoire des modes de vie urbains
- Décideurs d'Ile-de-France 25/2/08

 
 
Recherche Innovation

Le nombre de brevets déposé en France a augmenté de 3,3% en 2007. La hausse atteint 10% sur trois ans.
Les groupes automobiles sont les premiers déposants de brevets : PSA Peugeot Citröen et l'équipementier Faurecia arrivent au premier rang avec 921 brevets, suivis par Renault avec 865 brevets, puis L'Oréal, Valéo, Safran, le Commissariat à l'Energie Atomique (CEA), EADS, France Télécom, Thales, le CNRS, STMicro, Bosch, Alcatel Lucent…, tous présents en Ile-de-France.
Les entreprises françaises ont progressé d'une année sur l'autre par rapport à leurs concurrentes étrangères installées en France.


  Sources :
- INPI
- La Tribune 25/2/08


 
  Dynamiques économiques
 
Aides aux entreprises

Le Conseil régional d'Ile-de-France a développé avec Oseo et la Drire le programme Amorce Europe 2 destiné à aider 150 PME à déposer un projet européen de R&D d'ici à janvier 2009. Cent conseillers renseignent les PME sur les dispositifs et les aident à monter leur dossier. Les dispositifs d'accompagnement aux PME, les CRITT franciliens (à l'exception du CRITT dédié à l'agriculture), vont être rassemblés sur un site unique durant l'été 2008.

France : création de 24 réseaux de "business angels" en 2007
France Angels, association qui promeut l’investissement dans les petites et moyennes entreprises par des personnes physiques, compte une soixantaine d'adhérents, dont 24 nouveaux réseaux de business angels qui ont adhéré en 2007. Elle réunit 3 500 membres et a investi 20 millions d'euros dans plus de 200 projets. Certains des réseaux créés sont des réseaux sectoriels liés au développement durable, aux logiciels, à l'énergie, à la santé, aux médias. D'autres sont en cours de réflexion, notamment dans les cleantechs, les télécoms et la santé. La France compterait entre 4.000 et 6.000 usiness angels, soit environ dix fois moins qu'en Grande-Bretagne. Sur les 300 000 entreprises créées chaque année en France, environ 10% présentent le profil de sociétés innovantes à potentiel dans lesquelles les "business angels" ont une part significative.




  Sources :
- France Angels
- L'Usine Nouvelle 21/2/08, Les Echos 12/2/08, Le Monde 19/2/08

 
 
Pôles de compétitivité

Le cabinet Alcimed s'est vu confié par la Direction générale des entreprises une étude de benchmark sur les bonnes pratiques à instaurer au sein des pôles de compétitivité, notamment dans le déploiement opérationnel et collaboratif des pôles de compétitivité et l'apport de financements privés. Cette étude, qui proposera une cartographie des clusters américains, sera réalisée sur la base de l'analyse de la réussite de ces clusters.

"Ville et mobilité durables" devient Advancity
Le pôle de compétitivité francilien "Ville et mobilité durables" s'appelle désormais "Advancity". Lancé en 2006 et 2007, il compte 131 projets représentant 105 millions de financement destinés à répondre aux exigences de recherche en matière de bâtiment, transport, services urbains. Il dénombre 83 adhérents, dont 46 entreprises parmi lesquelles une trentaine de PME, une vingtaine d'opérateurs, maîtres d'ouvrage et collectivités, neuf écoles ou universités et huit centres et instituts de recherches. Il  compte sur la création à Marne-la-Vallée d'un pôle de recherche "sans équivalent au monde" spécialisé dans l'urbanisme, le transport, la construction, qui devrait accueillir environ 10 000 chercheurs d'ici à 2012.

Mov’eo : cinq nouveaux projets financés
Cinq nouveaux projets de R&D du pôle de compétitivité Mov’eo ont été retenus pour financement dans le cadre du 5e appel à projets du Fonds unique interministériel (FUI).
Nadia Bio (recherches sur l’injection diesel), EGR Boost (réduction de la consommation des moteurs essence), Infractall (infrastructure communicante de route sécurisée), Iris (siège à ergonomie optimisée) et Matoria (matériaux d’origine renouvelable dans l’automobile), portent à 45 le nombre de projets du pôle financés, représentant un coût global de 160 millions d’euros.

Par ailleurs, le projet Automatics, labellisé par les pôles Transactions électroniques sécurisées (TES) et Mov'eo, a pour objectif d'offrir de nouveaux services aux automobilistes en utilisant les technologies sans contact, comme l'accès et le paiement de parking, l'achat de carburant et de contenus ou le prépaiement du péage. Piloté par Oberthur Card Systems, installé à Nanterre, il associe 7 entreprises et 2 partenaires enseignement/recherche. Le budget s'élève à 8 millions d'euros, dont 2,5 millions apportés par la région Basse-Normandie, le département des Hauts-de-Seine et l'Etat, le reste étant à la charge des industriels.




  Sources :
- Advancity, Mov'eo
- Biotechnologies et Finances 18/2/08, Biotech Info 20/2/08, Décideurs d'Ile-de-France 4/2/08, L'Usine Nouvelle 14, 21/2/08, Innovation 21/3/08

 
 
Enseignement supérieur

L'Institut TELECOM, qui succède au Groupe des écoles de télécommunications, entend devenir un des acteurs mondiaux en matière d'enseignement et de recherches en sciences et technologies de l'information et de la communication. Il rassemble les grandes écoles françaises spécialisées dans ce domaine et représente un millier de diplômés par an. Pour répondre aux exigences de la compétition internationale, l'Institut va développer son ouverture internationale avec l'accueil de plus d'étudiants étrangers et la multiplication de partenariats avec les universités les plus dynamiques au niveau mondial. Les écoles participent aux pôles de compétitivité franciliens Cap Digital et System@tic et aux pôles régionaux d'enseignement et de recherche (PRES). L'Institut jouera également un rôle en faveur de la croissance économique, via l'incubation d'entreprises ou le transfert technologique. Plus de 1 400 documents ont été publiés en 2007.

HEC et Sciences Po ont créé un double diplôme qui conférera les deux diplômes de ces écoles à ses titulaires. La première année de cette formation aux managements privé et public se déroulera sur le campus d'HEC et la deuxième à Sciences Po. Le cursus intègre également deux stages, un en France et l'autre à l'étranger.




  Sources :
- Bulletin Quotidien 7/2/08, Industries 2/08

 
 
Sciences du vivant

EuroBiO obtient le label Présidence Européenne
L’ancien Carrefour Européen des Biotechnologies, devenu EuroBiO en 2006, constitue l’un des évènements majeurs de la filière Santé en Europe et particulièrement en France. Pour la deuxième fois, l’édition 2008 se déroulera à Paris du 7 au 9 octobre.
Cet événement à vocation internationale permet largement de promouvoir le pôle de compétitivité Medicen Paris Region et de mettre en valeur les principaux atouts du territoire francilien. Un stand régional regroupant l’ensemble des partenaires territoriaux de l’ARD sera également organisé à cette occasion. Cette labellisation va permettre de confirmer la présence de la plupart des grands intervenants pressentis pour cette manifestation.
Elle permet également de conforter EuroBiO dans son rôle de BIO Européen.
En effet, EuroBiO 2008, figurera dans le calendrier officiel des événements Européens. Il se déroulera à Paris au cours de la Présidence Française de l’Union Européenne, ce qui ne manquera de provoquer une forte mobilisation des décideurs, des leaders d’opinion et des média autour des Sciences du Vivant.
A nouveau prise en charge par l’Agence, l’organisation d’Eurobio 2008 se déroulera autour de 4 piliers :
- un colloque professionnel
- un espace d’exposition
- une convention d’affaires
- une convention de recrutement

Les objectifs d’EuroBiO 2008 sont ambitieux, mais à la hauteur de l’opportunité présentée par la Présidence Européenne :
- une présence active à l’évènement d’au moins la moitié des BioClusters Mondiaux leaders
- Une augmentation du nombre de participants (vs Paris 2006), avec un objectif supérieur à 5,000 visiteurs  mais aussi augmentation du nombre d’exposants,  d’experts étrangers, d’entreprises à la Convention d’Affaires, du nombre de jeunes et du nombre de recruteurs  à la Convention de Recrutement…d’environ 30% !
- Un Programme qui laisse une place équilibrée aux thématiques de la Santé, de l’Agro alimentaire, et à l’Environnement, en étant innovant et axé sur le dialogue Experts/Participants ;
L’organisation d'EuroBiO à Paris représente une occasion unique de poursuivre l’internationalisation de l’évènement, et d’en faire une plateforme de rencontre incontournable de l’ensemble des acteurs des Sciences du Vivant et des Biotechnologies, sans équivalent européen à ce jour.
Pour plus d’information, Eric Poincelet, epoincelet@paris-region.com, 01 58 18 69 60

La pépinière Paris Santé Cochin, créée au sein de l'hôpital Cochin et inaugurée en octobre, accueille les activités de recherche pilotées par Paris Biotech Santé. Elle offre aux entreprises du médicament, du dispositif médical et du service au malade un environnement propice à leur développement : plateformes technologiques, unités de recherche issues des organismes et instituts de recherche et services cliniques.
La pépinière est un projet initié par l’Université Paris 5, conduit par la Ville de Paris, avec le concours de la Région Ile-de-France, sur la base d’un terrain mis à sa disposition par l’Assistance Publique - Hôpitaux de Paris sur le site de l’hôpital Cochin pour une durée de 30 ans. Elle entre dans la continuité du dispositif parisien de création et de développement d’entreprises à forte valeur ajoutée à Paris, avec l’incubateur Paris Biotech Santé et l’hôtel d’entreprises Biopark.

Inauguration de Neurosciences
Les équipes du centre de recherche en neurologie de l'Inserm et de l'Université Pierre et Marie Curie (UPMC) sont réunies à l'Institut du Fer à moulin à Paris, rénové et inauguré en janvier 2008.
L'objectif du centre, qui accueille de 80 chercheurs, est de trouver des traitements contre les maladies psychiatriques et neurologiques. Ces travaux font partie du programme d'actions Neuropole Ile-de-France, piloté par l'Inserm et cofinancé par la Région Ile-de-France. La Région a attribué 956 000 euros à l'Inserm.

La Région soutient la biologie végétale et l'écologie forestière
La Région Ile-de-France apporte un soutien financier à hauteur de 1,1 million d’€ à la réhabilitation / construction du Centre de recherche en biologie végétale et écologie forestière de Fontainebleau (soit 66% du coût des dépenses). Le Conseil Général de Seine-et-Marne apporte 234 000€. Ce soutien régional entre dans le cadre de R2DS Ile-de-France, un réseau structurant le domaine "développement soutenable".

La France performante en oncologie
Selon le bilan annuel du LEEM, représentant les entreprises du médicament, sur les avancées thérapeutiques de l'année écoulée, 870 000 Français sont atteints d'un cancer. En 2010, 1 Français sur 5 aura plus de 65 ans. 800 000 personnes sont atteintes de la maladie d'Alzheimer. 30 millions d'européens souffrent de 7 000 maladies rares.
Au total, dans le monde, près de 400 molécules contre le cancer sont dans les dernières phases d'essais cliniques et 650 produits sur 2180 sont en développement. 35% de ces molécules sont le fait de sociétés de biotechnologies.
La France est bien placée dans le domaine de l'oncologie/Immunologie/Hépatologie, avec notamment 22 avancées thérapeutiques et des nouveaux traitements contre des maladies rares.




  Sources :
- Pépinière Paris Santé Cochin, Communiqué de Presse Neurosciences, Communiqué de Presse Station d’Ecologie Forestière, LEEM
- Biotech.Info 20/2/08, Les Echos 19/2/08

 
 
Technologies de l'Information et de la Communication

L’Europe compte 1 million d’abonnés à la fibre optique, soit environ 1% des abonnés au haut débit. Le déploiement de cette technologie reste modeste sur le continent mais les projets foisonnent et les alternatifs montent en puissance. 200 projets de déploiement sont en cours. La France a des progrès à faire. Elle compte seulement 43.500 abonnés et 510 000 foyers raccordés à cette technologie qui permet d’accéder au très haut débit.

France : Commerce électronique
Selon la fédération du e-commerce et des ventes à distance (FEVAD), le commerce électronique est en grande forme en France. Dans son bilan annuel, elle note une progression de + 35% des ventes en ligne en un an, à hauteur de 16,1 milliards d'euros pour 37 000 sites, ayant 20 millions de cyber-acheteurs. Les activités B2B (commerce inter-entreprises) ont augmenté de 34%.
Les principaux sites de commerce électronique en France sont l'américain eBay, suivi par des sites français très dynamiques comme PriceMinister (3ème) ou Vente-privées.com (9ème). Pour conforter leur position, les e-commerçants doivent conforter leur position à l'export.

La Seine et Marne : un département connecté
Le département de Seine-et-Marne est très orienté vers les nouvelles technologies. Il compte plusieurs entreprises du secteur : Eurodisney, notamment avec son second parc d'attraction Walt Disney Studio, dédié au cinéma et aux effets spéciaux, Hologram Industries, qui fabrique les hologrammes placés sur les passeports et les pièces d'identité, Eversim, un éditeur de jeux vidéo, mais également des grandes écoles et des laboratoires, qui participent à l'univers des contenus numériques : l'école d'ingénieurs des sciences et technologies de l'information et de la communication (ESIEE), l'Esigetel, le Centre Scientifique et Technique du Bâtiment (CSTB) et l'Université de Marne-la-Vallée.
Par ailleurs, le département a investi pour permettre à ses habitants et aux 346 zones d'activités du département d'avoir un accès à l'Internet haut débit à des tarifs très compétitifs, grâce aux travaux réalisés par Sem@for77. Le réseau posé par Sem@for77 sera le plus grand réseau de fibre optique en France.

Technologies numériques dans le Val d'Oise
Le Comité d’Expansion Économique du Val d’Oise (CEEVO), fort du constat que le département accueille déjà plus de 350 entreprises relevant directement de ce secteur d'activité, près de 1.400 entreprises impliquées dans l'utilisation de ces technologies ainsi que six établissements d'enseignement supérieur et des laboratoires de recherche (publics et privés) spécialisés dans la filière numérique, a lancé une démarche stratégique visant à construire une identité forte pour le Val d'Oise dans ce domaine. Il vient de publier une publication sur la filière des technologies numériques dans le Val d'Oise.




  Sources :
- FEVAD, La filière des technologies numériques dans le Val d'Oise
- La Tribune 27/2/08, Le Moci 7/2/08, Trajectoire Seine-et-Marne 01/2/08

 
  Acteurs Economiques
 
Performances des acteurs économiques

- L'architecte Jean Nouvel a reçu le prix Pritzker. Il est le deuxième français à obtenir cette récompense, la plus importante consécration internationale dans le monde de l'architecture. Il est notamment l'architecte du Musée du Quai Branly ou de l'Institut du monde arabe à Paris, de la tour Agbar à Barcelone et du musée Reina Sofia à Madrid.
- Le projet IRIS de Faurecia labellisé par Mov'eo. Equipementier et fournisseur automobile mondial, Faurecia a développé un projet de sièges haute sécurité dénommé IRIS (IngénieRIe Système Human Friendly), labellisé par le pôle Mov’eo.
- Le Prix de la performance remis à trois PME du Val-d’Oise. Organisé par Les Echos et les partenaires de La Carte Corporate (Accor, Air France, American Express, Europcar et Hertz), le prix a récompensé les entreprises les plus innovantes et les plus exportatrices du Val d’Oise : NumRS (services support aux sociétés à l’étranger), Marck (exportation d’uniformes militaires), et Trilogiq (chaînes de montage modulaires). 
- Rioglass reçoit le trophée "Mutations économiques" des 2ème rendez-vous de l’entreprise, organisés par Seine-et-Marne Développement et la CCI de Seine-et-Marne. Ce prix récompense la reprise exemplaire de l’usine Thomson Videoglass avec 300 emplois sauvegardés, et une mutation de l’activité "fabrication de verre pour téléviseurs" à "fabrication de pare-brise automobile".
- Microsoft et la ville de Paris signent un partenariat numérique. Après avoir signé un partenariat de recherche avec l’INRIA en 2007, Microsoft s’engage à fournir un support informatique à 40 PME parisiennes chaque année, et à former des chômeurs de longue durée.
- Linagora, leader français du logiciel libre, recrute 100 collaborateurs en 2008. Elle souhaite se développer en France et en Europe, notamment en Suisse, Belgique, Angleterre et Allemagne. Elle emploie 120 personnes pour un chiffre d’affaires de 9 millions d’euros en 2007.
- Quantum Genomics Corp (QGC), société américaine de biotechnologie spécialisée dans le développement de nouveaux médicaments dans les domaines des maladies métaboliques et des pathologies cardiovasculaires, a annoncé un nouvel accord de recherche avec l'Inserm et les universités Paris Descartes et Paris XII Val-de-Marne.


  Sources :
- Innovation 12, 26/2/08, La Tribune 28/2/08, Le Point 14/2/08, Les Echos 4/2/08, Trajectoire Seine-et-Marne 2/08

 
 
Installations

- La cantine numérique ouvre à Paris. Créé à l’initiative du Silicon Sentier, ce lieu d’échange de 200m², à la fois café et club, est dédié aux professionnels du secteur multimédia. Il est équipé du haut débit et d’un système de visioconférence.
- LCL déménage à Villejuif. Le siège de la banque quitte l’Hôtel des Italiens à Paris, qu’elle occupait depuis 126 ans, pour s’installer à Villejuif, L’ensemble des activités du siège, soit environ 3 000 salariés, vont être regroupées dans un immeuble neuf de 60 000 m².
- Apri et Ionis investissent à Malakoff. Spécialisées sur la prévoyance et l’assurance santé, les deux sociétés souhaitent regrouper leur siège sur un même site. Un millier de personnes viendront travailler dans un immeuble de 20 000 m², après un investissement de 90 millions d’euros.
- Spinvox, entreprise britannique spécialisée sur la transcription voix/texte, s’implante en Ile-de-France pour démarcher les opérateurs mobiles Orange, Bouygues ou SFR. Elle compte déjà 12 opérateurs clients dans le monde.
- Metrovacesa, promoteur immobilier espagnol, va investir 1 milliard d’euros en France dans les trois ans à venir. Il souhaite se diversifier à l’international, notamment en Ile-de-France où il possède un patrimoine immobilier de près de 2 milliards d’euros. 
- Mansford, fonds d’investissement privé britannique, ouvre un bureau à Paris. Il détient déjà un patrimoine d’entrepôts à Paris Nord II estimé à 39 millions d’euros et souhaite doubler ses actifs en France.
- Procter & Gamble Pharmaceuticals ouvre un campus Santé /Pharma. Il crée neuf bâtiments totalisant 8 600 m² sur son ancien site de Longjumeau (Essonne). Les locaux seront occupés par un institut de formation, et en partie loués à des PME de la pharmacie afin de créer des synergies.
- Le CNRS inaugure "Imagif" à Gif-sur-Yvette. Il s’agit d’une plateforme pour les technologies et l’expertise dans l'étude du vivant, qui sera animée par 20 chercheurs. Son fonctionnement sera celui d’un guichet unique d’expérimentation, ouvert aux entreprises.
- The Phone House inaugure un nouveau concept de magasins, dans le centre commercial de Parly2 (Le Chesnay, Yvelines). Récemment primé pour l’originalité de son merchandising, The Phone House poursuit ses innovations en vue de doubler la rentabilité de ses surfaces de vente.
- EasyJet s’implante à Roissy. Société britannique spécialisée sur le transport à bas coût, Easy Jet prévoit un fort potentiel de croissance sur le marché français. Déjà présente à Orly, elle souhaite doubler de taille en France d’ici à 2011, pour atteindre 12 millions de passagers.
- Milestone Systems s’implante à Paris. Leader mondial dans le développement de logiciels libres de plateformes vidéo, cette société américaine souhaite investir de nouveaux marchés mondiaux, notamment en Europe.
- Kuoni inaugure un nouveau show-room à Paris 16ème, son troisième espace parisien. Agence de voyages d’origine suisse, Kuoni parie sur un fort développement en France.
- Qimonda s’implante à Paris. Ce fabricant allemand de mémoires Dram, l'un des principaux fournisseurs mondiaux, souhaite engager une démarche commerciale en France. Il emploie 13 500 personnes dans le monde et a réalisé un chiffre d’affaires de 3,61 milliards d’euros en 2007.
- SMART Technologies s’implante à Paris. Cette société canadienne, spécialisée dans la fabrication d’équipements informatiques légers, s’intéresse fortement au marché Européen, et notamment à l’Allemagne et à la France où elle va recruter 40 personnes.
- Seko Worldwide, société américaine créée il y a 30 ans, ouvre un centre logistique à Roissy. Elle possède aujourd’hui des points relais dans 40 pays à travers le monde. En France, elle est présente en Ile-de-France, ainsi qu’au Havre, Lyon et Marseille.
- Vizioncore, société américaine de développement de logiciels, ouvre un bureau commercial à Paris, pour pénétrer le marché sud européen. Elle est connue pour ses applications de sauvegarde dynamique, de contrôle des performances, ou  de migration et reprise après incident.
- La bourse de Berlin ouvre une filiale à Paris. Cette succursale est chargée du développement commercial et marketing du segment Equiduct Trading.


  Sources :
- Biotech.Info 6/2/08, Electronique International 28/2/08, Expertise Pierre 21/2/08, Innovation 12/2/08, La Tribune 4/2/08, Le journal des télécoms 2/08, Les Echos 4, 8, 12, 15/2/08

 
 
Mutations

- Lalique a été racheté par Art & Fragrance, un groupe helvétique, pour un montant de 44 millions d'euros. Il devrait investir 12 millions d'euros jusqu'en 2012 et créer entre 150 et 200 emplois pour un chiffre d’affaires prévisionnel de 87 millions d'euros. Lalique possède son siège social en Île-de-France.
- La Cnim et Bertin fusionnent leurs activités, notamment la R&D en aéronautique. Bertin, basé à Montigny-le-Bretonneux (Yvelines), emploie 450 personnes et réalise un chiffre d’affaires de 45 M€. La Cnim emploie 3 000 personnes et a réalisé un chiffre d’affaires de 552 M€ en 2006.
- GlaxoSmithKline prévoit 200 licenciements après 300 millions d’euros d’investissement en 2007. Les licenciements concernent 15% des équipes de visiteurs médicaux du groupe, qui a massivement investi dans ses centres de recherche en France, notamment celui des Ulis.
- Novartis prévoit 100 suppressions d’emploi en France, dans les deux ans à venir, soit 4% de ses effectifs. Le laboratoire suisse s’est engagé dans un programme mondial de réduction des coûts, afin de faire face à la concurrence des génériques.
- Alcatel-Lucent supprime 400 postes en France, dont 307 en Ile-de-France, en plus des 1 468 déjà annoncés. Mais le groupe veut développer ses activités de recherche en France, sur la téléphonie mobile de quatrième génération, notamment sur le site de Vélizy.
- Safran devrait vendre sa filiale mobile. Le groupe souhaite recentrer ses activités sur l’aéronautique, la sécurité et la défense. Il devrait se défaire de Sagem mobiles, qui emploie 860 personnes au siège de Cergy, notamment des chercheurs.


  Sources :
- Air et Cosmos 15/2/08, Challenges 7/2/08, La Tribune 1, 11/2/08, Le Figaro 15, 27/2/08, Les Echos 1, 4, 14/2/08,  L'Usine Nouvelle 14/2/08.

 
  Territoires
 
Dynamiques des Territoires

Seine-Saint-Denis : Zac "Eco-Cité Canal de l'Ourcq" à Bobigny
La Ville de Bobigny a signé une convention d'intervention foncière avec l'Etablissement Public Foncier d'Ile-de-France, dans le cadre de l'opération d'aménagement "ZAC Ecocité - Canal de l'Ourcq". Cette étape marque les prémisses de la création d'un éco-quartier le long du Canal de l'Ourcq composé de près de 1200 logements et d'environ 130 000 m² d'activités.
L'intervention de cet établissement est un soutien majeur pour la mise en oeuvre de ce projet de restructuration urbaine, économique et sociale porté par la Ville.

Le "City-branding" pour Paris

Pour promouvoir leur attractivité, les métropoles françaises utilisent le marketing pour se faire un nom. La région lyonnaise s'est déjà dotée de la signature "Only Lyon…". La ville de Paris a compris l'utilité du "city branding" et a lancé début 2007 un appel d'offre pour s'offrir les services d'une agence spécialisée à même de l'aider dans sa stratégie de marketing territorial, en la dotant de tous les attributs d'une marque. L'ambition de la ville de Paris est d'offrir un outil de promotion efficace utilisable par le tissu socio-économique et de tirer des retombées financières de son exploitation. Paris a déjà commencé à déposer les noms et les images qu'elle compte exploiter. D'autres métropoles internationales exploitent déjà leur signature comme "I love New York" ou encore "I Amsterdam".




  Sources :
- Comex 93
- La Tribune 14/2/08

 
 
Développement durable / Eco-quartiers

La Communauté d’Agglomération du Plateau de Saclay (CAPS) et l’École Polytechnique ont signé une convention cadre de partenariat sur un projet d’éco-quartier expérimental sur les Hauts-Pileu à Palaiseau, le quartier est de Polytechnique, exemplaire en matière de développement durable. Pour partager avec le public les avancées de ce projet, la CAPS et l’École Polytechnique ont convenu de créer un lieu de promotion et de découverte de cette opération pilote avant fin 2008. A terme, le projet aménagé par la Sem Scientipôle offrira 1 500 logements sur 35 hectares. Les travaux débuteront en 2009 et la livraison est prévue entre 2010 et 2012. Pour financer ce projet, la CAPS compte sur les crédits de l'OIN, de la Direction Régionale de l'Equipement d'Ile-de-France (DREIF), sur le Grenelle de l'environnement et la Région Ile-de-France.
La CAPS prévoit de signer une autre convention en 2008 avec le CEA, notamment sur des systèmes hydrauliques et de dépollution naturelle des sols et elle discute également avec la société de services Dalkia sur des procédés d'énergie et de chauffage urbain.
Retrouvez plus d'informations sur le Plateau de Saclay sur Econovista

Essonne : Projet d'un éco-quartier
La ville de Brétigny-sur-Orge, la Communauté d'Agglomération du Val d'Orge et la Sorgem ont signé la charte d'aménagement durable du projet d'éco-quartier Clause Bois-Badeau de 50 ha (Essonne). Le développement de cet éco-quartier a été confié à l'équipe d'urbanistes Atelier jam/Latitude Nord/Morel/Jeol. Le projet prévoit la création d'une prairie centrale de 7 ha, qui garantira la continuité écologique du quartier, la réhabilitation et la reconversion des principaux éléments du patrimoine bâti et industriel pour accueillir des équipements et services publics, 9 700 m² pour accueillir une Maison des solidarités, 1 600 logements programmés sur 15 ans et 49 600m² de bureaux d'activités pouvant accueillir 1 250 emplois.
Ville de Brétigny

Hauts-de-Seine : des quartiers d'affaires durables
L'Etablissement Public d'Aménagement de la Défense (EPAD) a organisé le premier sommet mondial des quartiers d'affaires pour le développement durable. Ce sommet a réuni, en février 2008, une centaine d'acteurs des quartiers d’affaires de 21 villes (Barcelone, Berlin, Bruxelles, Casablanca, Le Cap, Londres, Liverpool, Madrid, Montréal, Moscou, Pékin, Rabat, Sao Paulo, Shanghai, Séville, Shenzhen, Shenyang, Singapour, Vienne…) ainsi que des chercheurs, universitaires, architectes, experts en urbanisme et chefs d'entreprise. Au total, plus de 500 personnes ont pris part à ce débat pour évoquer la politique des quartiers d'affaires confrontés au développement durable.
A l'issue du Sommet, l'EPAD a proposé aux participants de s'engager sur une charte en dix points intitulé "la déclaration de la Défense pour les quartiers d'affaires durables" adoptée par l'ensemble des participants. Les acteurs s'engagent notamment à diminuer la consommation d'énergie et recourir plus largement aux énergies renouvelables, maîtriser le cycle d'utilisation de l'eau, la qualité de l'air et l'utilisation des matériaux, réduire et valoriser les déchets ou développer un plan des transports durables.
Par ailleurs, tous les participants ont affiché une volonté commune de créer avant l'été 2008 un réseau international des quartiers d'affaires et des villes du monde entier pour promouvoir le développement durable.

A l'issue des engagements pris en matière d'environnement, d'économie d'énergie, d'amélioration du cadre et des conditions de vie, de mixité d'usage dans les quartiers d'affaires, l'Epad a annoncé le lancement d'une étude pour dresser le bilan énergétique de la Défense. Les nouveaux gratte-ciel à construire d'ici 2015 seront économes en énergie et soucieux du confort, de la sécurité et du cadre de vie de leurs occupants.

La Défense s'est engagée dans une ambitieuse démarche de développement durable. Différents projets de tours y sont prévus :
- Conçue par l'architecte Jean-Paul Viguier, la tour Majunga s'élèvera d'ici 2010. Elle offrira 65 000 m² de bureaux sur le site de la Défense 9.
- Le projet de l'architecte Robert A.M. Stern a été retenu par l'assureur AVIVA pour la réalisation de la tour Carpe Diem de 166m de haut. Cette production de 45 000 m² sur 35 étages, prévue pour 2011-2012, prendra place sur l'immeuble France Télécom sur le site de la Défense 2 et nécessitera un investissement de 330 à 340 millions d€.
- La tour D² s'élèvera sur l'emplacement actuel de l'immeuble Bureau Veritas dans une volumétrie arrondie et une structure en losange. Conduite par l'investisseur SOGECAP et les promoteurs Sogeprom et Bouygues Immobilier, cette opération de démolition-reconstruction devrait démarrer en 2009. Réalisée par l'agence Antoine Béchu avec Tom Sheehan pour associé, elle prévoit 50 000 m² du bureaux sur 37 étages. L'investissement en valeur marchande est estimé 500 millions d'€.
- La tour CB31 (ex AXA), aujourd'hui propriété de l'investisseur Beacon Partners, occupe l'avant scène de La Défense 1 dont elle marque l'entrée lorsque l'on vient de Paris. D'une hauteur de 218 mètres, elle fait l'objet d'une restructuration lourde sur 55 étages. AXA a choisi Cogedim pour assurer la maîtrise d'ouvrage des travaux. Il s'agira du premier projet certifié HQE livré fin 2010 sur le périmètre de l'EPAD.
- La tour Air², fruit de la collaboration entre BNP Paribas Immobilier et Bouygues Immobilier,  pourra accueillir jusqu'à 5 000 personnes dans 72 000 m² de locaux. Totalement intégrée à son environnement, avec une structure particulièrement originale, Air² verra le jour en 2011 et sera dotée de fonctions commerciales et d'animation en pied d'immeuble, avec des liaisons douces au parvis grâce à des dénivelés.
- Imaginée par l'architecte américain Thom Mayne, la tour Phare se dressera dans le ciel de La Défense en 2013. Le projet, sélectionné à l'issue d'une compétition internationale organisée par son promoteur Unibail-Rodamco, se veut à la fois spectaculaire, mystérieux et innovant en matière de développement durable sur 145 000 m² de locaux. Composée de deux bâtiments étroitement enlacés, qui créent une silhouette mouvante suivant les angles de vue, la tour Phare aura une double peau pour améliorer la performance énergétique de l'immeuble et une trentaine d'éoliennes sur son toit.
- L'opération de la tour Generali, conduite par Vinci Immobilier, va démarrer sur l'emplacement de l'immeuble Iris. Lauréate en 2006 d'un concours international, l'agence Valode et Pistre a conçu un projet fondé sur le développement durable et les énergies renouvelables. La tour s'élève sur 50 étages et privilégie un plan carré. Dotée de 90 000 m 2 de bureaux, elle accueillera d'ici 2012 un auditorium, des salons-clubs, des espaces de restauration et une crèche.
Ces futures tours contribueront à l'amélioration du bilan carbone et s'inscriront dans une démarche environnementale sociétale ambitieuse. Elles répondront au plan de renouveau de la Défense lancé depuis 2006 et qui prévoit 450 000m² de bureaux nouveaux, dont 300 000 m² de constructions neuves et 150 000 m² de démolitions-reconstructions et 100 000 m² de logements d'ici 2015.
Le premier quartier d'affaire d'Europe se doit d'être exemplaire, innovant et audacieux et d'être une vitrine de ce qui se fait de mieux en matière d'architecture, de nouvelles technologies et de protection de l'environnement.
Retrouvez plus d'informations sur La Défense sur Econovista




  Sources :
- La Défense
- Décideurs d'Ile-de-France 11, 25/2/08, Esplanade 2/08, Les Echos 12, 21/2/08-13/3/08, L'Usine Nouvelle 14/2/08, Le Parisien 16/2/08


 
 
Environnement

Le Syndicat des Eaux d'Ile-de-France (Sedif) a lancé la construction d'une usine de traitement des effluents issus de la potabilisation, qui sera installée au sein de l'usine de production d'eau potable de Méry-sur-Oise. Stereau, Bouygues Travaux Publics et Monique Labbé Architecte ont été retenus pour la construction de cette usine, qui produira 170 000 m3 par jour pour l’alimentation de 800 000 habitants du nord de la banlieue parisienne. Ce projet marque la volonté du Sedif, premier service public d'eau en France, de poursuivre sa politique de développement durable engagée depuis plusieurs années. Le bâtiment, livré en septembre 2009, sera construit aux normes HQE (Haute Qualité Environnementale) avec l'utilisation de matériaux recyclables ou encore le choix de technologies économes en énergie. L’usine de Méry-sur-Oise assure la production d’eau potable pour 39 communes de la banlieue nord de Paris, soit 800 000 habitants.
L’usine de Méry-sur-Oise distribue en moyenne 170 000 m3 d’eau par jour à 800 000 habitants du nord de Paris (capacité : 340 000 m3/j). 48 usines relais et 8 756 km de canalisations transportent près de 300 millions de m3 d’eau chaque année. 64 réservoirs d’une capacité totale de 661 130 m3 permettent de réguler les pointes de consommation.
Retrouvez les Eco-activités franciliennes sur Econovista.com


  Sources :
- SEDIF
- L'Usine Nouvelle 14/2/08

 
 
TIC Télécommunication

Le Conseil général des Yvelines a lancé la deuxième phase du projet haut débit "Yvelines Numériques", qui s'appuiera sur deux grands axes de développement : la création d'un réseau de collecte sur la vallée de la Seine et vers Houdan et la création de réseaux de desserte dans plus de 50 secteurs d'activité départementaux, répartis autour du réseau de collecte construit ou à construire. Les extensions du réseau haut débit en fibres optiques nécessiteront un investissement de 24 à 37 millions d'euros dont 14,5 à 23,5 millions d'euros à la charge du département, le reste étant apporté par le concessionnaire qui n'est pas encore choisi. Le réseau "Yvelines Numériques" vise à mettre à disposition des opérateurs et des fournisseurs de services de communications électroniques une infrastructure physique en fibre optique par laquelle les services à haut et à très haut débit seront acheminés au plus près des usagers.


  Sources :
- Réseau Yvelines Numériques
- Les Echos 19/2/08

 
 
Transport

Le Syndicat des transports d'Ile-de-France (STIF) a adopté à l'unanimité des contrats décentralisés qui le lie pour 4 ans avec la RATP et la SNCF. Ces contrats permettront d'améliorer très significativement la qualité des transports en commun et de mettre l'accent sur la régularité et sur l'offre de transport.
Sur la période 2008-2011, le STIF va verser 7,3 milliards d'€ à la RATP, dont 5,3 milliard d'€ d'investissements, 1,5 milliards d'€ pour rénover le matériel roulant et le reste pour acquérir de nouveaux matériels, automatiser la ligne 1 du métro et améliorer la ligne 13.
La SNCF recevra 6 milliards d'€ du STIF et devra investir 1,7 milliards d' € en  4 ans, dont 900 millions provenant des collectivités locales, qui serviront à l'achat de nouvelles rames et d'automatrices de grande capacité.
Le STIF a aussi voté la convention de financement du tramway Saint-Denis-Epinay–Villetaneuse à hauteur de 244 millions d'€, dont les travaux débuteront en 2009 pour une mise en service en 2013. Il a validé le dossier d'objectifs et de caractéristiques principales de la liaison Massy-Evry en tram-train pour 391 millions d'€ et qui verra le jour en 2017. Il a avalisé le projet de tramway Châtillon-Vélizy-Viroflay à hauteur de 42 millions d'€ et celui qui va relier Villejuif à Athis-Mons à hauteur de 270 millions d'€.
Le STIF contractera prochainement avec Réseau ferré de France (RFF) et avec Optile (Organisation professionnelles des transports en Île-de-France) sur la qualité de service ainsi que sur le "volet économique" en fonction de la rentabilité des lignes.

Transports en commun
Le Grenelle de l'environnement a identifié les transports urbains comme une des mesures prioritaires pour économiser le CO2. En Ile-de-France, des négociations sont en cours entre l'Etat et la Région pour identifier les efforts d'investissements en faveur du développement des transports collectifs et trouver les financements nécessaires. Ces efforts d'investissements sont évalués à 28 milliards d'€ par la Région Ile-de-France (avancés pendant le Grenelle de l'environnement) et à 27 milliards d'€ par le Groupement des Autorités Responsables de Transports (GART).
Le plus grand projet, celui d'un métro en rocade autour de Paris, baptisé Arc Express a déjà fait l'objet d'un accord avec le préfet de région pour le financement d'études sur l'arc sud-est et nord-ouest. L'investissement est évalué par la RATP à 6 milliards et à 780 millions pour le matériel roulant. Le projet est inscrit dans le schéma directeur d'Ile-de-France et dans le contrat Etat-Région 2007-2017. Il permettra de relier en 30 minutes Cachan à Arcueil, à l'ouest et Fontenay-sous-bois, à l'est. En interconnexion avec la ligne 7et 8 du métro et avec celles du RER A, B, C, D, E, Arc Express permettra des déplacements entre banlieues et nécessitera un investissement de 2 milliards d'€ pour une infrastructure capable de transporter 300 000 voyageurs quotidiennement.
Un projet de tramway reliant les différentes gares franciliennes est également envisagé pour remplacer les bus desservant ces gares. Le tramway pourrait transporter 250 000 voyageurs quotidiennement et éviter la saturation des lignes de bus. Le coût du projet nécessiterait un investissement de 500 à 550 millions d€.

Transport / Logistique
Les entreprises et les prestataires logistiques intègrent une démarche de développement durable dans leurs activités et leur stratégie sur l'ensemble de leur chaîne logistique.
Les acteurs franciliens sont déjà engagés. La Région Ile-de-France souhaite développer le fret ferroviaire et fluvial et les plates-formes logistiques desservies par ces deux modes d'acheminement. Elle a prévu d'investir 175 millions d'euros d'ici à 2013 pour le fret ferroviaire et plus de 30 millions en 2008 pour les voies fluviales.
Monoprix est un des acteurs à avoir déjà mis en place une stratégie de développement durable. Le groupe utilise la voie fluviale pour acheminer ses marchandises entre le Port du Havre et ses entrepôts seine-et-marnais. Ensuite, en coopération avec la Mairie de Paris et la région Ile-de-France, Monoprix s'appuie sur Fret SNCF et Geodis pour approvisionner ses magasins parisiens par train et camions au gaz naturel pour véhicule (GNV). Une navette ferroviaire emprunte cinq jours par semaine les voies de la ligne D du RER depuis les entrepôts de la Semada, la filiale logistique de Monoprix situés à Combs-la-Ville et à Lieusaint. Les marchandises sont ensuite transportées dans les camions au GVN de Geodis jusqu'à leur destination finale dans les 60 magasins du groupe présents dans la capitale. Grâce à ce système, Monoprix estime pouvoir réduire chaque année de 10 000 le nombre de camions entrant dans Paris et de diminuer de 280 t les émissions de CO2 et de 19 t celles d'oxyde d'azote.
Par ailleurs, le parc de Moissy-Cramayel en Seine-et-Marne comprend la plus grande installation en France de panneaux solaires sur la toiture d'un bâtiment logistique de Danone, ainsi qu'une installation de récupération des eaux fluviales.
Retrouvez plus d'informations sur les plates-formes de logistique franciliennes sur Econovista.

Transport fluvial
Poussé par le nouvel intérêt porté aux modes alternatifs à la route et par les mesures prises lors du Grenelle de l'environnement, la tendance est à une croissance régulière des trafics par voies d'eau, notamment des trafics de conteneurs, en hausse de 10% par rapport à 2006 et de 30% sur la Seine. Le projet Seine-Escaut (territoire de France, de Belgique et des Pays-Bas irrigué par l'Escaut) recevra 420,19 millions d'€ de la Commission Européenne pour la période 2008-2013. Liaison fluviale à grand gabarit entre le bassin de l'Escaut et celui de la Seine, ce projet formera d'ici 2013 un trait d'union entre l'Ile-de-France, première région économique française, et les réseaux fluviaux européens du Benelux et de l'Allemagne. Cet axe majeur rapprochera les ports français (Paris, Le Havre, Rouen) des ports du nord de l'Europe et du bassin rhénan. Projet prioritaire retenu par la Commission Européenne au titre des Réseaux Trans-Européens de Transport (RTE-T), la liaison Seine-Escaut favorisera le développement durable, améliorera la desserte de territoires aujourd'hui enclavés et apportera une solution concrète à la saturation du corridor routier nord-sud.
Retrouvez plus d'informations sur les ports franciliens sur Econovista.

Transport aérien
ADP se met au vert
Le groupe aéroportuaire ADP s'engage dans une démarche environnementale. Il veut réduire ses consommations énergétiques de 20% par passager d'ici à 2020 et de 40% d'ici à 2040, promouvoir la production d'énergie renouvelable et renouveler un part de ses 1 100 véhicules. Il a lancé une étude pour la construction d'une centrale géothermique à Orly pour doubler la part des énergies renouvelables. Il va inciter les compagnies aériennes à brancher leurs avions en stationnement sur un réseau dédié. Enfin, il va optimiser ses voies d'accès de manière à réduire d'une minute le temps de roulage de 85 000 mouvements annuels d'avions à Paris Roissy.
Retrouvez plus d'informations sur les aéroports franciliens sur Econovista.




  Sources :
- Aéroports de Paris
- Les Echos 8, 11, 15, 19/2/082, Le Parisien 26/2/08, Décideurs d'Ile-de-France 25/2/08, Logistiques Magazine 2/08, L'Usine Nouvelle 14/2/08

 
  Chiffres clés Sites internet
 
Chiffres clés du transport aérien en Ile-de-France

Les 150 aéroports français ont affiché de bons résultats en 2007, avec un trafic de 153,8 millions de voyageurs, soit 4,9% de plus qu'en 2006. Ils ont notamment tiré profit des échanges internationaux et du développement des low cost. Beauvais-Tillé, la plate forme "low cost" d'Ile-de-France a affiché un dynamisme comparable lui permettant d'afficher plus de 2 millions de passagers en un an.

En Ile-de-France :
86,4 millions de passagers ont été accueillis dans les aéroports franciliens (soit +4,7%), dont près de 60 millions à Roissy (+ 5,4%) et 26,4 millions à Orly (3,2 %).
Ces résultats placent Aéroports de Paris en tête des trois principaux aéroports européens en termes de croissance pour la quatrième année consécutive
Paris Charles-de-Gaulle se hisse au 6ème rang mondial des aéroports en termes de trafic.
ADP a enregistré 776 801 mouvements d'avions commerciaux en 2007, soit une hausse de 1,9 % par rapport à l'année dernière (+ 2 % à Paris Charles de Gaulle et + 1,6 % à Paris-Orly).
Pour sa part, Aéroports de Paris a lancé en 2005 un plan d'investissement sans précédent de 2,7 milliards d'euros sur cinq ans pour accueillir les passagers dans de meilleures conditions d'efficacité et de confort, et développer son offre de services.
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  Sources :
- Aéroports de Paris
- Air et Cosmos 1/2/08, Les Echos 26/2/08

 

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